Lucas VERGNETTES Ostéopathe DO, Paris 5e

Parlons d'ostéopathie

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L'ostéopathie, un regard différent sur la santé

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Qu’est-ce que l’ostéopathie?

L’ostéopathie est une méthode de soins qui repose sur l’utilisation des mains et la palpation permettant d’analyser l’ensemble du corps humain, de manière précise et minutieuse, dans le but de comprendre et de traiter la cause des symptômes décrits par un patient.

Pour cela, l’ostéopathe s’appuie sur :

  • La connaissance approfondie de l’anatomie, de la biomécanique et de la physiologie de l’ensemble du corps humain.
  • La palpation qui lui permet de distinguer les multiples sortes de tissus du corps (cartilage, os, ligaments, fascias, muscles, organes…).
  • L’anamnèse (bilan de santé) qui lui permet de comprendre l’histoire de santé du patient et les causes qui auraient pu favoriser l’apparition de troubles. Il peut s’agir, par exemple, de maladies, d’accidents, de stress, de séquelles traumatiques ou chirurgicales.

C’est en intégrant ces différents critères que l’ostéopathe va définir une stratégie thérapeutique qui tiendra compte des éléments retenus et non de la symptomatologie locale. Nous appelons cela un axe de traitement.

Cet axe de traitement est un idéal théorique qui lui permet de déterminer comment aborder la problématique du patient.

Particularités et spécificités de l’ostéopathie

A la fois un art, une philosophie et une pratique, l’ostéopathie se caractérise par un regard particulier sur la santé.

Une vision globale :

L’ostéopathe aborde le patient et sa problématique dans sa totalité. Il est formé à prendre en compte de nombreux facteurs :

  • le facteur temps : “Que s’est il passé auparavant qui ait pu déclencher ou favoriser le trouble ?”
  • le facteur espace : “Si cet endroit fait mal, est-ce à cause d’un déséquilibre ailleurs ?”.
  • l’aspect psychosomatique : nous demandons souvent à nos patients comment se passe leur vie, et nous essayons de comprendre si cela aurait pu favoriser l’apparition de leurs troubles. Nous essayons de préserver la réalité du lien corps-esprit.
  • cela peut aller jusqu’au facteur spirituel quand les personnes ont une problématique avec le sens de leur vie.

Cette vision globale montre bien que l’ostéopathie a une approche généraliste de la santé : Peu importe le problème, nous vérifions toujours l’ensemble du corps.

Un traitement de la cause :

En rapport avec la vision globale, une douleur du genou peut être soignée, à titre d’exemple, en traitant une vieille entorse de cheville qui aurait eu lieu quelques mois ou années auparavant.

Une approche pouvant être non invasive :

Quand elle est bien appliquée, et strictement adaptée à la personne (chaque personne recevra un soin différent, qui lui correspond), l’ostéopathie est non invasive et peu douloureuse.

Pas de médicaments ni de substances chimiques :

Adapté aux femmes enceintes, au enfants, aux personnes affaiblies.

Formation des ostéopathes :

Elle permet de reconnaître les premiers signes des maladies nécessitant un traitement médical. De ce fait, l’ostéopathe a un rôle d’orientation précoce et de prévention pour les patients

Etat des lieux en France

Le gouvernement français a proposé une définition administrative de l’ostéopathie que voici :

“L’ostéopathie et la chiropraxie constituent un ensemble de pratiques manuelles ayant pour but d’identifier les dysfonctionnements de mobilité du corps et d’y remédier par des techniques appropriées.”

Cette définition n’a pas été approuvée par les associations représentatives des ostéopathes et des chiropraticiens.

Depuis la loi n°2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé qui dans son article 75 reconnaît le titre d’ostéopathe et de chiropraticien, l’ostéopathie n’est plus illégale en France. Manquent alors les décrets qui régissent les conditions d’exercice, notamment la formation et la définition de la compétence (actes autorisés ou interdits).

Les différentes pratiques et les différences de statut professionnel (médecins, kinésithérapeutes, étudiants sans pré requis) ont conduit à des tractations serrées entre les différentes associations professionnelles représentatives.

Ce n’est que le 27 mars 2007, après plusieurs manifestations étudiantes et un recours en Conseil d’Etat que les décrets paraissent au Journal Officiel. Les ostéopathes auront maintenant une pratique réglementée et pourront être consultés en première intention. Néanmoins, la pratique de manipulations du rachis cervical ainsi que la pratique des manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois nécessiteront un diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie.

La commission d’agrément des établissements de formation en ostéopathie a rendu ses conclusions au mois d’août 2007, puis au mois de septembre 2007 et les réunions doivent se poursuivre en octobre 2007 et au delà. Les établissements autorisés à délivrer un diplôme d’ostéopathie sont agréés pour 4 ans. Ils doivent respecter un projet pédagogique et le programme obligatoire en fonction du statut des étudiants.

Quel avenir et quelle place pour l’ostéopathie en France ?

En reconnaissant l’accès direct aux soins ostéopathiques, le gouvernement donne une place de choix aux ostéopathes dans le paysage de la santé en France. A quelques exceptions près, les français pourront continuer à aller voir leur ostéopathe quand ils le souhaitent ou le pensent nécessaire, et l’ostéopathe à désormais l’obligation légale d’orienter ses patients vers le professionnel le plus compétent.

Pour la plus grande sécurité des patients.

Les ostéopathes traitant les troubles fonctionnels du corps humain, cela renforce l’interaction possible entre les différents professionnels, pour le plus grand bien du patient. Cela pourrait permettre aux personnes de mieux se soigner et d’entretenir leur santé avant que les grosses pathologies n’apparaissent. Ce travail sur la santé est un aspect des soins qui est pour l’instant présent que grâce aux mesures hygiéno-diététiques en France.

Au travers de ce schéma se renforce l’idée que les français pourraient bénéficier de ce que les américains nomment la “médecine intégrée”, qui cherche à utiliser chaque méthode de soins à sa meilleure place et dans son domaine d’excellence. Cette approche nécessite une ouverture et une collaboration entre les différents professionnels de santé.

Et ailleurs ?

Les pays membres de l’Union Européenne, sous l’influence de la très positive résolution européenne “Collins & Lannoye” (Bruxelles, 29 mai 1997), sont “vivement invités à s’harmoniser pour intégrer positivement les médecines non conventionnelles”.

La Suède, la Norvège et la Finlande reconnaissent depuis 1994 un tronc commun d’études médicales. Les étudiants peuvent ensuite choisir une formation officielle dans une médecine non conventionnelle.

Le Royaume-Uni ainsi que la Suisse reconnaissent cette spécialité exercée par divers praticiens de toutes étiquettes. La formation est universitaire au Royaume-Uni et les ostéopathes, reconnus depuis 1993, sont composés à plus de 90% de professionnels sans pré requis médicaux. Seuls les praticiens enregistrés à l’Ordre des Ostéopathes (GOsC) peuvent porter le titre d’ostéopathe” et la formation continue est obligatoire.

Aux Etats-Unis, les ostéopathes sont des médecins qui portent le titre de Docteur en Ostéopathie (D.O.). Ils sont formés dans des écoles de Médecine Ostéopathique, et ils ont les mêmes droits que les docteurs en médecine (Medical Doctor – M.D.) sans pouvoir en porter le titre.

Les Administrateurs du Site de l’Ostéopathie
www.osteopathie-france.net